Les chercheurs en résidence

Le Rize accueille des chercheurs-euses en résidence, dont les travaux sont en lien avec le territoire, la population ou l’histoire villeurbannais :

Les doctorantes : 

Saphia Doumenc, est doctorante en sciences politiques à l’Université Lumière Lyon 2, Triangle/LEST, sous la direction de Sophie Béroud et la co-direction de Paul Bouffartigue

Thèse
Quand Marseille renseigne Villeurbanne : Pour une sociogenèse de l’engagement politique et syndical en milieu précaire
Enquête auprès de travailleuses et travailleurs du nettoyage
En choisissant une entrée par le secteur du nettoyage, emblématique de la précarité, la recherche envisagée permet de renseigner une frange du sala­riat située à l’intersection de différentes formes de discrimination : en termes de rapports de classe, de genre et d’origine ethnique. Cette étude souhaite décrire les différentes ressources à la fois symboliques et matérielles mobilisées par les individus et leur permettant de composer avec la précarité. À travers une réflexion sur les conditions de possibilités et de non possibilités de l’engagement (syndical, associatif, religieux, etc.), la recherche pose alors une question large qui est celle du rapport au politique des classes populaires.

Saphia est lauréate du Prix jeune auteur/trice de la revue Sociologie du travail 2018.

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Nolwenn Le Goff, est doctorante en architecture à l’ENSAL, sous la direction de Vincent Veschambre et la codirection de Catherine Maumi

Thèse
Élaboration, pérennité et adaptations : temporalité des édifices publics ordinaires
Les bâtiments communaux villeurbannais au XXe siècle ».
Le bâtiment public ordinaire du XXe siècle est aujourd’hui confronté à de nouveaux enjeux économiques, normatifs, énergétiques et patrimoniaux qui questionnent son entretien et son devenir. Quelles sont les capacités d’adap­tation et les conditions d’évolutivité d’un réseau de bâtiments publics com­munaux construit au XXe siècle ? Le projet de thèse se propose de travailler cette question autour du cas particulier de 165 établissements recevant du public (ERP) gérés par la Ville de Villeurbanne, sur une centaine d’années. La présentation sera l’occasion de présenter les enjeux et les perspectives de la recherche envisagée.

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Lison Leneveler, est doctorante en droit public à l’Université Grenoble Alpes, sous la direction de Nicolas Kada et de Bénédicte Fischer.

Thèse
Les mutations du droit des collectivités territoriales à travers l’accueil des migrant-e-s
En forte augmentation ces dernières années les mouvements migratoires assimilés à un phénomène de crise alléguant l’urgence et une réaction des pouvoirs publics immédiate, la ‘crise migratoire’ derrière ses mots cache bien d’autres maux. Face au seul arsenal employé par les instances supranationales répondant à la pression des flux migratoires vécue comme une fatalité endurée et des politiques d’immigration de fermeture sciemment choisies, l’accueil des migrant.e.s préoccupe les acteurs locaux. Dès lors, si les collectivités territoriales semblent de prime abord peu expertes, elles sont directement touchées. L’accueil des migrant.e.s suscite une nouvelle lecture des compétences territoriales, induisant dans le même temps, une réflexion quant à la coordination des différentes échelles d’action mise en place dans un contexte dominé par l’urgence.

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Les étudiantes en Master 2

Mathilde Delamare, en Master 2 d’Histoire à l’Université Lyon 2, parcours « Construction des sociétés contemporaines », travaille sur l’évolution du quartier des Charpennes entre 1900 et 1939 principalement autour des thématiques urbaine, sociale et industrielle, sous la direction de Stéphane Frioux.

Julie Fraioli, en Master 2 « Inégalités et Discriminations » à l’Université Lyon 2, a choisi de s’intéresser à l’organisation du travail d’animation en accueil de loisirs. Son étude vise à interroger le rôle de cette organisation dans la socialisation genrée. Elle réalise cette enquête sous la direction de Sylvie Monchatre.

Laura Heyndrickx, en Master 2 « études sur le genre » à l’Université Lyon 2, parcours « EGALITES FC », s’intéresse à ce que le quartier des Gratte-Ciel, en tant qu’utopie urbaine, nous raconte sur la place des femmes dans la cité et comment ces dernières se sont appropriées ce patrimoine architectural emblématique. Pour ce travail de recherche, elle est encadrée depuis deux ans par Isabelle Mallon.

L’ensemble des travaux de recherche est en consultation libre au Rize auprès des archives municipales et présenté sur le blog mes hypothèses.org