La vie du Rize

La thématique de notre exposition 2028 dévoilée

[28/07/2026]

L’exposition 2028, pour les 20 ans du Rize, va prendre une dimension participative très affirmée ! Après l’expérience concluante des « casiers de piscines », qui ont permis à un groupe d’habitantes et d’habitants d’exprimer leur rapport à l’eau à travers un morceau d’expo Aqua Rize, toutes les personnes qui le souhaitent sont invités à contribuer à notre prochaine expo, de bout en bout.

Cet appel à participation a commencé par le choix de la thématique d’exposition 2028. Plus d’une trentaine d’habitantes et d’habitants ont répondu présents le 1er juillet pour échanger sur des thème proposés par le Rize et en proposer de nouveaux. Au final, 5 sujets ont été classés et proposés aux élus en charge de la culture.

C’est le sujet des fêtes qui a été retenu, alors que plusieurs équipements culturels, dont le Rize, fêteront leur anniversaire en 2028.

Après cette première étape, le processus participatif va se poursuivre : vous serez prochainement informés du programme et invités à contribuer à la préparation de cette exposition sur Villeurbanne en fêtes !

Notre saison Aqua Rize continue à la rentrée !

[24/08/2026]

Depuis le début de l’année, vous l’observez, l’imaginez, la dessinez, la prenez en photo… L’eau est devenue un sujet d’étude et de jeu inépuisable au Rize. A la rentrée, nous allons continuer à jouer, à voyager, à rêver avec elle (rencontre avec Cédric Gras sur Les Routes de la soif, philo-concert sur le thème de l’eau, spectacle Lê Hà), mais aussi à nous interroger sur ses enjeux (pollution, la surconsommation d’eau des datacenters,  préservation des écosystèmes fluviaux…).

© Jean-Baptiste Martin

 

LES PROCHAINS TEMPS FORTS DE NOTRE SAISON AQUA RIZE 

 

  • Du 8 septembre au 3 octobre – Exposition « Les yeux dans l’eau » au café

LES YEUX DANS L’EAU

 

  • Samedi 19 septembre à 10h – Visite des Archives municipales 

LA THÉMATIQUE DE L’EAU AUX ARCHIVES

 

  • Samedi 19 septembre à 16h – Visite de l’exposition Aqua Rize 

VISITE LECTURE

 

  • Mercredi 23 septembre à 15h – Danse

Les impromptus dansés

 

  • Jeudi 24 septembre à 18h30 – Échanges

Les scandales des PFAS et de la pollution de l’eau

 

  • Samedi 26 septembre à 15h – Atelier musical

Philo-concert Aqua Rize

 

  • Jeudi 8 octobre à 18h30 – Visite de l’exposition Aqua Rize 

AQUA RIZE : ce que dit la recherche

 

  • Jeudi 15 octobre à 18h30 – Café numérique

La consommation d’eau des centres de données

 

 

 

 

L’AUTRE SOIE – 100 ans d’histoire en 5 dates clé

[25/07/2026]

L’Autre Soie est un bout de ville mêlant 293 logements, une salle de concert de 1000 places, des espaces de travail et un parc public. L’inauguration en octobre prochain des bâtiments l’Eventail à l’est et de la Passerelle à l’ouest marque la fin de la construction des logements de ce mini-quartier. L’occasion pour nous de revenir sur les 100 ans d’histoire du bâtiment principal, qui a vu le jour en 1926 pour accueillir des jeunes travailleuses. 

 

1926 – L’hôtel Jeanne d’Arc

Sa construction est liée à l’implantation de l’usine de la société de soie artificielle (SASE) sur la commune de Vaulx-en-Velin. L’usine qui emploie alors de nombreux ouvriers issus de l’immigration, fait édifier en 1926 un foyer appelé « Maison de famille Jeanne d’Arc » ou plus communément « Hôtel Jeanne d’Arc », pour y loger des jeunes ouvrières, la plupart polonaises ou hongroises, catholiques, éloignées de leurs familles. Sous la direction des sœurs du Très Saint-Sauveur de Niederbronn (Alsace), le foyer peut accueillir jusqu’à 300 pensionnaires âgées de 13 à 18 ans, logées en chambres individuelles.

 

1932 – Fermeture du foyer et début de l’occupation par l’armée 

Avec la crise économique, le Foyer se vide et ferme autour de 1932. L’année suivante, l’Hôtel est loué à l’armée pour en faire une caserne militaire, qui abrite un peloton d’élèves-officiers de réserve. En 1939, au début de la Seconde Guerre mondiale, il est réquisitionné pour en faire un hôpital militaire, avant de devenir le lieu de repli des « conscrits » de l’Ecole Polytechnique en raison de l’occupation de Paris par l’Allemagne Nazie.

A partir de 1949 : la période ENNA 

A la fin de la guerre, le bâtiment est mis à disposition de l’Education Nationale qui y installe l’Ecole Normale Nationale d’Apprentissage (ENNA) de Lyon en 1949. La période des Trente Glorieuses s’accompagne d’une urbanisation accélérée des alentours du bâtiment, autour duquel sont installés des ateliers modulaires pour accueillir les 900 étudiants et stagiaires qui fréquentent l’établissement. En 1991, l’ENNA de Villeurbanne est intégrée dans de nouveaux Instituts de formation des maîtres (IUFM), jusqu’à leur suppression en 2013.

2016 – Une nouvelle vie suite aux démantèlement des camps de Calais et de Grande-Synthe

Le bâtiment reste vacant pendant 3 ans. En 2016, le démantèlement des camps de Calais et de Grande-Synthe entraîne la réouverture du bâtiment, devenu Centre d’accueil et d’orientation (CAO) pour les demandeurs d’asile. En 2018, le rez-de-chaussée du bâtiment patrimonial est investi par le Centre Culture Œcuménique (CCO) de Villeurbanne, qui coordonne l’occupation temporaire d’une vingtaine de structures de l’économie sociale et solidaire.

 

2020Début des travaux de rénovation de « l’Autre Soie » 

Le bâtiment patrimonial est placé au cœur du projet porté par le GIE La Ville Autrement en partenariat avec le CCO. Il accueille différents usages sur ses trois étages, mêlant entre autres des logements étudiants gérés par Est Métropole Habitat, un centre maternel géré par Alynea, une maison des services publics et un restaurant. Par ses nouvelles fonctions et sa rénovation, le bâtiment perpétue la mémoire d’un lieu multifonctionnel.

Le travail de rénovation a été pensé afin que le bâtiment soit conservé au maximum, faisant ainsi écho au passé industriel du quartier de la Soie, dont il est le cœur encore battant. La cour intérieure encadrée par les deux ailes du bâtiment accueille quant à elle une serre, conçue comme un tiers-lieu, un espace de rencontre entre différents publics et usages.

 

POUR ALLER PLUS LOIN 

>> Lire la notice « Le foyer Jeanne d’Arc et ses transformations, de 1926 à l’Autre Soie » sur le site Rize+
>> Découvrir le site internet de l’Autre Soie
>> Lire le livre « L’art d’accommoder les restes » (Amas architecture), disponible à la médiathèque du RIze 

 

 

5 bonnes raisons de visiter (au frais) notre exposition Aqua Rize

[29/06/2026]
Alors que nous subissons des vagues de chaleur sans précédent, notre exposition Aqua Rize et les enjeux qu’elle soulève sont plus que jamais d’actualité. 

1.  Aqua Rize interroge sur le réchauffement climatique et ses conséquences sur la ressource en eau
2. Aqua Rize partage les actions mises en place par la Ville et la Métropole pour une gestion de l’eau plus raisonnée, rendre la ville plus perméable, lutter contre les îlots de chaleur… ;
3. Aqua Rize sensibilise, notamment les plus jeunes, aux écogestes
4. Aqua Rize éclaire sur les enjeux de l’accessibilité et des droits à l’eau pour toutes et tous ;
5. Aqua Rize se visite gratuitement au frais (l’espace est climatisé).

>> En savoir plus sur l’exposition Aqua Rize

JEU CONCOURS – 10 tote-bags Curieux Détours à gagner !

[24/08/2026]

Vous le trouvez comment notre nouveau tote-bag Curieux Détours ? Désigné par l’artiste lyonnaise Piment Martin, sérigraphié avec soin et en quantité limitée, il met en avant et en couleurs le patrimoine villeurbannais et ses nombreuses curiosités. Tentez votre chance pour gagner l’un des 10 tote-bags mis en jeu.  

 

COMMENT PARTICIPER ?

Pour participer, il suffit d’être inscrit à notre newsletter et de remplir le formulaire de participation.
Si vous n’êtes pas encore inscrit à notre newsletter, c’est par ici !
Un tirage au sort désignera les 10 heureux gagnants mardi 15 septembre. Les noms des gagnant(e)s seront annoncés sur cette page.

Bonne chance à toutes et tous !

 

LE FESTIVAL CURIEUX DÉTOURS 

Le festival Curieux Détours est de retour du 18 septembre au 18 octobre 2026. 23 balades urbaines sont proposées par le Rize et ses partenaires pour explorer l’histoire, l’architecture, la nature ou encore la vie de quartier villeurbannaise… Cette 3e édition sera placée sous le signe de la nouveauté et de la participation : des balades inédites, pour tous les goûts (à pied, à vélo, gourmande, photo, architecturale…) et des habitantes et habitants qui passent à l’action.

> Informations et réservation : lerize.villeurbanne.fr/curieuxdetours

Des élèves du lycée Alfred de Musset récompensent des mangas

[25/06/2026]

Dans le cadre de la 1ère édition du Prix Manga Musset, créé par les élèves de 3e du lycée professionnel Alfred de Musset, en partenariat avec la médiathèque du Rize, trois mangas ont été plébiscités.
 

Les élèves de 3e du lycée professionnel Alfred de Musset ont voté pour leurs mangas préférés parmi une sélection de mangas proposée par la médiathèque du Rize. L’objectif du projet : utiliser le manga comme porte d’entrée vers la lecture, tout en permettant aux élèves de développer leur esprit critique, d’exprimer leurs opinions et de découvrir des œuvres vers lesquelles ils ne se seraient pas tournés spontanément.

Le projet visait également à faire découvrir aux élèves les acteurs culturels de leur territoire en lien avec la lecture et l’accès à la culture. En visitant le Rize, ils ont pu découvrir les différents services proposés par les médiathèques et le travail des bibliothécaires, qui ont fait une sélection de mangas. Ceux-ci ont été ensuite lu par les élèves, qui ont échangé autour de leurs lectures et désigné leurs œuvres préférées. Les thèmes de l’amitié, de l’entraide, du courage, de la confiance en soi et de la famille sont revenus régulièrement dans leurs échanges.

Le projet s’est également enrichi d’activités artistiques et culturelles : les élèves ont ainsi participé à un atelier de linogravure à l’URDLA, inspiré des techniques de l’estampe japonaise. Ils ont ainsi conçu plusieurs propositions de logos pour le Prix Manga Musset.
Le projet s’est conclu par la remise du Prix Manga Musset lors d’une journée consacrée au manga et à la culture japonaise, en présence du Vice-Consul du Japon, M. Tsuzuki Kazuhito : les élèves ont présenté leurs lectures, leurs critiques ainsi que leurs productions artistiques devant les visiteurs venus découvrir l’exposition réalisée au CDI. Ce partenariat a ainsi contribué à faire du manga un véritable support de lecture, d’expression et d’ouverture culturelle pour les élèves, tout en leur faisant découvrir quelques institutions culturelles du territoire.
[photo ]

Les mangas sélectionnés par les élèves, dans l’ordre de classement :

Les élèves ont également donné leur avis sur le catalogue en ligne, et en rayon au Rize sur les ouvrages identifiés par le logo suivant, qu’ils ont créé à l’URDLA.

Louis Maynard, premier archiviste de la ville

[15/06/2026]

Si vous êtes déjà venu faire des recherches dans la salle de consultation des Archives municipales de Villeurbanne au Rize, peut-être avez-vous croisé le regard malicieux de celui qui fut le premier archiviste de la ville (et bien plus !), dont le portrait trône au-dessus du guichet. Mais qui était Louis Maynard ?

Portrait de Louis Maynard, photo Blanc et Demilly (AMV 19Fi267).

Le fils d’un conseiller municipal lyonnais

Né en 1870 d’un père fervent républicain, conseiller municipal de Lyon sous Pierre Gailleton, Louis Maynard a hérité de son père de profondes convictions républicaines, anticléricales et socialistes, qu’il défendra tout au long de sa vie. Après des études en lettres classiques, il obtient sa licence en droit et devient avocat au barreau de Lyon, puis fait carrière dans les assurances.

L’auteur du Dictionnaire des lyonnaiseries en 4 tomes 

En parallèle, il cultive son amour des lettres et des arts, la musique en particulier. Passionné et passionnant « vulgarisateur » de l’histoire régionale, il collecte tout un tas d’anecdotes sur les rues et monuments lyonnais qu’il partage au gré de visites, conférences, et chroniques historiques pour la presse locale, et dont il tire en 1932 un Dictionnaire des lyonnaiseries en 4 tomes (quand même !).

Le premier archiviste de la Ville de Villeurbanne 

Il est recruté fin 1932, à plus de 60 ans, comme « archiviste-bibliothécaire » de la ville de Villeurbanne par la municipalité socialiste de Lazare Goujon, et reste en fonction jusqu’à sa mort en août 1940. Il joue alors un rôle central dans la mise en place d’une politique culturelle ambitieuse à destination de la population ouvrière de la ville tout au long des années 30 lecture publique, éducation populaire, vulgarisation scientifique et notamment historique, décentralisation artistique, action culturelle à l’école, tourisme populaire, chroniques radio et presse écrite… Premier archiviste de la ville, il organise le service et identifie les collections historiques villeurbannaises dispersées dans divers centres d’archives de la région.

Un bibliothécaire militant

Il transforme la bibliothèque municipale, simple cabinet de lecture installé dans une salle annexe de l’hôtel de ville, en une véritable bibliothèque d’étude riche de plus de 30 000 ouvrages et réputée pour sa spécialisation dans les questions ouvrières. Outre les divers outils (catalogues, fichiers analytiques, revues de presse) qu’il met en place pour faciliter la recherche dans les fonds, Maynard s’efforce d’attirer de nouveaux lecteurs en allongeant les heures d’ouverture au public, en ouvrant des bibliothèques de quartiers dans les zones les plus éloignées du centre ou en faisant des lectures commentées auprès de syndicats et associations.

Pacifiste convaincu, président de la section villeurbannaise de la Ligue des Droits de l’Homme reconstituée en 1934, chroniqueur sur « Radio Laïque », Louis Maynard s’engage notamment en faveur du mouvement des auberges de la jeunesse et du tourisme populaire.

Directeur du musée de Villeurbanne

Il contribue à créer le musée de Villeurbanne, installé dans le beffroi de l’hôtel de ville des Gratte-ciel. Il organise en outre plusieurs expositions « hors les murs » dont les deux expositions d’art ouvrier de 1937 et 1938 au Palais du travail. Premier archiviste de la ville, il organise enfin le service et identifie les collections historiques villeurbannaises dispersées dans divers centres d’archives de la région.

Un féru d’histoire du XVIIIe siècle

On doit à Louis Maynard les deux volumes de la Rétrospective historique et anecdotique de Villeurbanne, retranscrivant les délibérations de la municipalité entre 1790 et 1794. Il participe à la création de l’Université Populaire de Villeurbanne, dans laquelle il dispense lui-même les enseignements d’histoire.

La municipalité de Charles Hernu a voulu saluer sa mémoire en donnant son nom à une rue du quartier Saint-Jean en 1987.

EN SAVOIR PLUS 
>> Lire l’article « Louis Maynard, un amateur au cœur de la politique culturelle villeurbannaise » de Emma Biscarros sur le blog des chercheurs du Rize


AMV – Le Rize, photo non cotée trouvée dans le dossier biographique de Louis Maynard

Villeurbanne, une tradition de fêtes « pas pareilles »

[05/06/2024]
[Mise à jour le 10/06/2026]

Villeurbanne en fête, les Eclanova, les Vivas… À l’occasion de la 19e édition des Invites, le festival « pas pareil », nous vous proposons de revenir en images sur près d’un demi-siècle de festivités musicales, artistiques et citoyennes à Villeurbanne.


Crédit photo : Laurence Danière, Anne Van Der Stegen, Ovide – AMV/Le Rize

Le festival des Invites est de retour cette année ! Du 19 au 21 juin 2026, les compagnies d’art de la rue vont investir l’espace public et les artistes musicaux vous faire vibrer les murs de la ville. Au fil des années, les Invites s’est imposé comme un festival tout public incontournable de la région, réputé pour sa convivialité, son côté transgressif, sa scénographie monumentale, sa programmation musicale et d’arts de la rue, et bien-sûr sa gratuité.

Mais avez-vous connu les Eclanova ? Les Vivats ? Villeurbanne en fête ?

Ces ancêtres des Invites ont vu défiler des artistes de renom comme Yvette Horner, Santana, IAM, l’Affaire Louise Trio, Khaled, Noir désir, Zouk machine, Tonton David, mais aussi des troupeaux de dromadaires et d’étranges funambules perchés au sommet des Gratte-Ciel. Retour en images !


1977-1988 : Villeurbanne en fête

Créé sous l’impulsion du maire Charles Hernu, le festival a pour mission « d’amener de la convivialité et de la cohésion entre les villeurbannais ». Il propose à la fois une programmation musicale et des spectacles d’arts de la rue. Autre particularité, il se déroule dans tous les quartiers de la ville, avec une très forte participation des associations villeurbannaises.


Crédits photos : Laurence Danière, Anne Van Der Stegen, Ovide – AMV/Le Rize


1989-1995 : Les Eclanova

Villeurbanne en fête change de nom et devient les Eclanova. Si la formule ne change guère (musique, arts de la rue, participation citoyenne), l’ambition est plus grande, avec la volonté d’une reconnaissance au niveau national.
La première édition propose pas moins de 45 spectacles et concerts, avec des artistes musicaux renommés comme Charlélie Couture, Noir Désir, Zouk machine, Arno ou encore les tambours du Bronx.

Photos : Laurence Danière, Anne Van Der Stegen, Ovide – AMV/Le Rize

1996-1999 : une période de transition avec Les Vivats

Après l’effervescence des années « Eclanova », la Ville de Villeurbanne voit les choses en un peu moins grand avec Les Vivats. Ce festival ne convaincra pas la presse, qui parle alors « d’un manque d’ambition », et laissera peu de souvenirs dans la mémoire collective villeurbannaise.
Mais un nouveau festival se prépare en coulisses : Les Invites.

Depuis 2002 : Les Invites, le festival « pas pareil »

Élu en 2001, le nouveau maire Jean-Paul Bret souhaite renouer avec l’esprit des fêtes populaires villeurbannaises. Les Ateliers Frappaz, lieu de résidence et de création de spectacles vivants, sont créés et prennent la direction artistique du nouveau festival de Villeurbanne : Les Invites.
Une programmation musicale et d’art de la rue ambitieuse est de retour. De nouveau, les habitants et les associations participent à la fabrication de la fête et la répandent dans les quartiers.
Le festival « pas pareil », qualificatif donné en référence à ses nombreuses singularités (scénographie monumentale sur l’espace public, gratuité, participation citoyenne, son coté transgressif et engagé, programmation de musique et d’arts de la rue…), est désormais organisé tous les deux ans.
Il fête cette année sa 19e édition.

 

Crédits photos : Gilles Michallet – Ville de Villeurbanne

[VIDEO] Pierre Suchet, photographe amoureux des cours d’eau

[05/05/2026]
Depuis 13 ans, Pierre Suchet mène des enquêtes photographiques sur les cours d’eau en France et à l’étranger. En 2020, à partir de plans du 19e siècle, il a parcouru l’ancien tracé de la Rize à Villeurbanne, à la recherche de traces de sa présence passée. Ses photographies et l’ancien tracé de la Rize sont à découvrir dans notre exposition Aqua Rize, jusqu’au 23 décembre au Rize à Villeurbanne.


>> Découvrir notre exposition Aqua Rize

 

Villeurbanne inondée

[31/05/2026]

Notre exposition Aqua RIze revient sur un épisode climatique qui a marqué la ville. Il y a 170 ans jour pour jour, les 29 et 30 mai 1856, Villeurbanne est frappée par de violentes inondations. La digue insubmersible érigée 26 ans plus tôt pour la protéger a cédé.

Des fleuves dangereux

Le danger des inondations est récurrent sur tout le territoire proche de Lyon et surtout sur l’est lyonnais. Depuis l’Antiquité, la Saône et le Rhône ont souvent débordé de leur lit. L’est de la ville de Lyon est constitué de terres basses, marécageuses et inondables.
Sur le territoire de Villeurbanne, Rhône et Rize débordent régulièrement. Ainsi, le quartier de Cusset, qui constitue le cœur de la commune au début du XIXe siècle, est construit sur une terrasse alluviale surélevée.

Les crues de 1840 puis 1856

Villeurbanne fut de nombreuses fois frappée par des inondations. Jusqu’à la fin du 18e siècle, il n’existe pas de gestion nationale du régime des fleuves et autres cours d’eau ainsi que pour la prévention des risques. Les premiers ouvrages d’endiguement relèvent d’initiatives locales. C’est seulement en 1830 qu’une première digue insubmersible est érigée au Grand-Camp (ancien nom de la Doua) pour protéger Villeurbanne. Celle-ci résiste à la crue de 1840 mais cède en 1856, laissant l’eau engloutir des quartiers entiers : les Buers, Croix-Luizet. Aux Charpennes, les maisons en pisé s’écroulent. A Lyon, la Guillotière est complètement submergée.

Le début d’une politique de protection avec Napoléon III

Le 2 juin 1856, Napoléon III se rend sur place pour constater les sinistres. L’ampleur du phénomène met en question la responsabilité de l’État et l’absence d’une vraie politique de protection. Suite à ces événements dévastateurs, Napoléon III initie le socle d’une politique nationale interventionniste d’aménagement et de prévention contre les catastrophes naturelles.

 

POUR ALLER PLUS LOIN 

>> Visiter l’exposition Aqua Rize
>> Lire la notice Un fleuve dangereux sur le site Rize+

Carte des zones inondées en 1840 et 1856
(cliquez sur l’image pour l’agrandir)