La vie du Rize

Villeurbanne, une tradition de fêtes « pas pareilles »

[05/06/2024]
[Mise à jour le 10/06/2026]

Villeurbanne en fête, les Eclanova, les Vivas… À l’occasion de la 19e édition des Invites, le festival « pas pareil », nous vous proposons de revenir en images sur près d’un demi-siècle de festivités musicales, artistiques et citoyennes à Villeurbanne.


Crédit photo : Laurence Danière, Anne Van Der Stegen, Ovide – AMV/Le Rize

Le festival des Invites est de retour cette année ! Du 19 au 21 juin 2026, les compagnies d’art de la rue vont investir l’espace public et les artistes musicaux vous faire vibrer les murs de la ville. Au fil des années, les Invites s’est imposé comme un festival tout public incontournable de la région, réputé pour sa convivialité, son côté transgressif, sa scénographie monumentale, sa programmation musicale et d’arts de la rue, et bien-sûr sa gratuité.

Mais avez-vous connu les Eclanova ? Les Vivats ? Villeurbanne en fête ?

Ces ancêtres des Invites ont vu défiler des artistes de renom comme Yvette Horner, Santana, IAM, l’Affaire Louise Trio, Khaled, Noir désir, Zouk machine, Tonton David, mais aussi des troupeaux de dromadaires et d’étranges funambules perchés au sommet des Gratte-Ciel. Retour en images !


1977-1988 : Villeurbanne en fête

Créé sous l’impulsion du maire Charles Hernu, le festival a pour mission « d’amener de la convivialité et de la cohésion entre les villeurbannais ». Il propose à la fois une programmation musicale et des spectacles d’arts de la rue. Autre particularité, il se déroule dans tous les quartiers de la ville, avec une très forte participation des associations villeurbannaises.


Crédits photos : Laurence Danière, Anne Van Der Stegen, Ovide – AMV/Le Rize


1989-1995 : Les Eclanova

Villeurbanne en fête change de nom et devient les Eclanova. Si la formule ne change guère (musique, arts de la rue, participation citoyenne), l’ambition est plus grande, avec la volonté d’une reconnaissance au niveau national.
La première édition propose pas moins de 45 spectacles et concerts, avec des artistes musicaux renommés comme Charlélie Couture, Noir Désir, Zouk machine, Arno ou encore les tambours du Bronx.

Photos : Laurence Danière, Anne Van Der Stegen, Ovide – AMV/Le Rize

1996-1999 : une période de transition avec Les Vivats

Après l’effervescence des années « Eclanova », la Ville de Villeurbanne voit les choses en un peu moins grand avec Les Vivats. Ce festival ne convaincra pas la presse, qui parle alors « d’un manque d’ambition », et laissera peu de souvenirs dans la mémoire collective villeurbannaise.
Mais un nouveau festival se prépare en coulisses : Les Invites.

Depuis 2002 : Les Invites, le festival « pas pareil »

Élu en 2001, le nouveau maire Jean-Paul Bret souhaite renouer avec l’esprit des fêtes populaires villeurbannaises. Les Ateliers Frappaz, lieu de résidence et de création de spectacles vivants, sont créés et prennent la direction artistique du nouveau festival de Villeurbanne : Les Invites.
Une programmation musicale et d’art de la rue ambitieuse est de retour. De nouveau, les habitants et les associations participent à la fabrication de la fête et la répandent dans les quartiers.
Le festival « pas pareil », qualificatif donné en référence à ses nombreuses singularités (scénographie monumentale sur l’espace public, gratuité, participation citoyenne, son coté transgressif et engagé, programmation de musique et d’arts de la rue…), est désormais organisé tous les deux ans.
Il fête cette année sa 19e édition.

 

Crédits photos : Gilles Michallet – Ville de Villeurbanne

Participez au choix de notre thématique 2028 !

Pour l’année 2028, le Rize invite les habitantes et habitants à contribuer au choix du sujet de son exposition. Venez en parler avec nous autour d’un apéritif dinatoire, mercredi 1er juillet. 

Si on vous dit « fêtes », « langues », « transports », ou « gastronomie » à Villeurbanne, vous pensez à quoi ? Cela vous inspire des lieux, des rencontres, des souvenirs ? Vous avez d’autres propositions à nous faire ?

Venez en parler avec nous autour d’un apéritif dinatoire

Mercredi 1er juillet 2026 à 18h30 au Rize
23 rue Valentin-Haüy, Villeurbanne

[VIDEO] Pierre Suchet, photographe amoureux des cours d’eau

[05/05/2026]
Depuis 13 ans, Pierre Suchet mène des enquêtes photographiques sur les cours d’eau en France et à l’étranger. En 2020, à partir de plans du 19e siècle, il a parcouru l’ancien tracé de la Rize à Villeurbanne, à la recherche de traces de sa présence passée. Ses photographies et l’ancien tracé de la Rize sont à découvrir dans notre exposition Aqua Rize, jusqu’au 23 décembre au Rize à Villeurbanne.


>> Découvrir notre exposition Aqua Rize

 

Villeurbanne inondée

[31/05/2026]

Notre exposition Aqua RIze revient sur un épisode climatique qui a marqué la ville. Il y a 170 ans jour pour jour, les 29 et 30 mai 1856, Villeurbanne est frappée par de violentes inondations. La digue insubmersible érigée 26 ans plus tôt pour la protéger a cédé.

Des fleuves dangereux

Le danger des inondations est récurrent sur tout le territoire proche de Lyon et surtout sur l’est lyonnais. Depuis l’Antiquité, la Saône et le Rhône ont souvent débordé de leur lit. L’est de la ville de Lyon est constitué de terres basses, marécageuses et inondables.
Sur le territoire de Villeurbanne, Rhône et Rize débordent régulièrement. Ainsi, le quartier de Cusset, qui constitue le cœur de la commune au début du XIXe siècle, est construit sur une terrasse alluviale surélevée.

Les crues de 1840 puis 1856

Villeurbanne fut de nombreuses fois frappée par des inondations. Jusqu’à la fin du 18e siècle, il n’existe pas de gestion nationale du régime des fleuves et autres cours d’eau ainsi que pour la prévention des risques. Les premiers ouvrages d’endiguement relèvent d’initiatives locales. C’est seulement en 1830 qu’une première digue insubmersible est érigée au Grand-Camp (ancien nom de la Doua) pour protéger Villeurbanne. Celle-ci résiste à la crue de 1840 mais cède en 1856, laissant l’eau engloutir des quartiers entiers : les Buers, Croix-Luizet. Aux Charpennes, les maisons en pisé s’écroulent. A Lyon, la Guillotière est complètement submergée.

Le début d’une politique de protection avec Napoléon III

Le 2 juin 1856, Napoléon III se rend sur place pour constater les sinistres. L’ampleur du phénomène met en question la responsabilité de l’État et l’absence d’une vraie politique de protection. Suite à ces événements dévastateurs, Napoléon III initie le socle d’une politique nationale interventionniste d’aménagement et de prévention contre les catastrophes naturelles.

 

POUR ALLER PLUS LOIN 

>> Visiter l’exposition Aqua Rize
>> Lire la notice Un fleuve dangereux sur le site Rize+

Carte des zones inondées en 1840 et 1856
(cliquez sur l’image pour l’agrandir)

[VIDEO] Françoise Carrie, habitante engagée

[05/04/2026]
Comme plusieurs autres habitantes et habitants villeurbannais, Françoise Carrie a répondu à l’appel du Rize pour participer à notre exposition 2026. Ils et elles ont conçu avec nous un espace dans l’exposition, inspiré des casiers de piscine, qui témoigne de leurs histoires personnelles sur le thème de l’eau. Françoise nous explique pourquoi elle a souhaité s’engager dans cette aventure et nous raconte son histoire d’eau.


>> Découvrir notre exposition Aqua Rize

 

Mais où est passée la Rize ?

[25/03/2028]
Au 19e siècle, cette rivière résurgente du Rhône coulait en direction de Vaulx-en-Velin, puis traversait le sud de Villeurbanne sur 3,7 km, avant de rejoindre le Rhône à la Guillotière.
C’était alors un lieu de baignade, de détente, mais aussi une ressource précieuse pour l’industrie textile polluante. À Villeurbanne, elle est progressivement couverte au 20e siècle, pour devenir totalement invisible en 1970.

Un ruisseau de plusieurs mètres de large aux eaux très claires.

Provenant des marais de Décines, la Rize est un reliquat de l’ancien lit du Rhône, rejeté progressivement au cours des siècles par de fortes crues le long des collines de Miribel. Ce mince bras du Rhône « le ruisseau de Feurs, dit la Rize » circulait autrefois le long de la Balme viennoise ou dauphinoise. Il est alors décrit comme « un riant ruisselet de deux ou trois mètres de large aux eaux très claires ».

Baignade, friture et pêche

Dans la première moitié du 19e siècle, en amont, du côté du Canal de Jonage, plusieurs guinguettes s’installent sur ses rives. La Villa des Saules, le Transvaal, le café Bornicat ou encore la Maison Carrée proposent saucissons, petites fritures, poulets, jeux de boules et de quilles ou balançoires aux ouvriers et aux pêcheurs.
La Rize est aussi un lieu de baignade, avec notamment le « trou de la Rize », souvent cité dans les mémoires locales. De nombreux témoins attestent que les enfants du quartier de Cusset y apprenaient à nager.

Polluée, la Rize disparait

Au milieu du 19e siècle, la qualité de ses eaux, réputées non calcaires, attire les premiers teinturiers ou blanchisseurs. Des lavoirs publics s’installent, comme à Cusset, chemin du Roulet (actuelle rue Pierre-Vaillant). Malgré des nettoyages réguliers, la pollution s’intensifie au point que dès 1875, la ville de Lyon décide de la recouvrir entièrement dans le quartier de la Guillotière.
À Villeurbanne, on multiplie tunnels et dalles de recouvrement jusqu’en 1987, où la Rize disparaît définitivement dans son cours villeurbannais. Subsiste un petit canal dérivé qui fait la limite entre Villeurbanne et Vaulx-en-Velin. Il arrose encore les jardins familiaux du quartier Saint-Jean.

L’esprit de la Rize est encore bien présent

Les traces de la Rize subsistent dans les noms de voirie : celui de la « petite rue de la Rize », derrière la place Grandclément, ou l’ancienne dénomination de la rue Valentin-Haüy, appelée « rue de la Rize ». C’est d’ailleurs pour en raviver le souvenir que le maire de l’époque baptise l’équipement culturel « Le Rize » en 2008.
La légende de la Rize résiste au temps : lorsque la nappe phréatique remonte en cas de fortes pluies et inonde des parkings souterrains, certains habitants pensent encore que la Rize est en cause, alors qu’elle ne passait même pas là.

Le travail photographique de Pierre Suchet

En 2020, à partir de plans du 19e siècle, le photographe Pierre Suchet a parcouru l’ancien tracé du ruisseau à Villeurbanne et à Lyon, depuis le canal de Jonage jusqu’à la Guillotière, à la recherche de traces de sa présence passée. Ses photographies et l’ancien tracé de la Rize sont à découvrir dans notre exposition Aqua Rize.  Une carte interactive du cours historique du ruisseau, depuis son confluent avec le Rhône à la Guillotière, jusqu’à sa source à Décines au sein du parc de Miribel-Jonage, en passant par la gare de la Part-Dieu, est disponible sur ce site internet.


EN SAVOIR PLUS :

Visiter l’exposition Aqua Rize
Lire l’article « La Rize à Villeurbanne » sur le site du Rize+
Participer à la rando urbaine « Remonter la Rize jusqu’à sa source », samedi 20 juin 
Visiter l’exposition « Mais où est passée la Rize », du 14 avril au 2 mai au café du Rize

 

Bienvenue à la nouvelle équipe du pôle Recherche !

[20/02/2026]

C’est l’une des nombreuses particularités du Rize. Un pôle composé de chercheurs et chercheuses en résidence, mais aussi d’étudiantes et étudiants, est intégré à l’équipe du Rize. Leurs travaux de recherche, en lien avec l’histoire, la population ou le territoire villeurbannais, viennent enrichir le récit commun de la ville et nourrissent la programmation culturelle du Rize.  Nous vous présentons la nouvelle équipe. 

Pour cette cuvée 2026, ils et elles vont s’intéresser aux transformations du quartier Grandclément, à la construction de l’identité au grand âge, aux pratiques de danses d’Afrique de l’Ouest ou encore au Palais du travail de Villeurbanne.
Le pôle recherche vous présentera ses travaux jeudi 18 juin à 18h30 au Rize.
>> Réservation

Emma Biscarros

Doctorante en histoire contemporaine à l’Université Lumière Lyon 2 (LARHRA), elle conduit une thèse sur l’histoire des politiques culturelles et de l’organisation des loisirs populaires au XXe siècle entre la France et l’Italie. Elle réalise pour cela une étude comparée de deux équipements socioculturels municipaux : le Palais du travail de Villeurbanne et la Maison du fascisme (Casa del Fascio) de Bologne.

Chloé Turquois

Étudiante en master 2 Altervilles à l’Université de Saint-Etienne, elle s’intéresse à l’évolution du quartier Grandclément. Ce quartier, historiquement industriel, est aujourd’hui en pleine mutation avec l’arrivée du tram T6, la rénovation de la place, le futur grand parc, la construction des nouveaux immeubles à la place des friches… Qu’est-ce que tout cela va changer pour les habitants, les commerces et la réputation du quartier ?

Charlie Bernier

Étudiant en master EGALES (études de genre) à l’Université Lumière Lyon 2, il mène une recherche en étude de genre auprès de personnes âgées qui vivent en résidence autonomie à Villeurbanne. Il étudie plus particulièrement les différences entre les femmes et les hommes dans la manière de parler de “qui j’étais” pour présenter “qui je suis”.

Marina Benzaquen

Étudiante à l’ENS en Master 2 en Sciences sociales, parcours Migrations (Migration Studies), elle propose une étude ethnographique sur la présence des danses d’Afrique de l’Ouest à Villeurbanne et à la manière dont ces pratiques se développent dans un contexte migratoire.
Elle va notamment explorer le travail d’associations culturelles qui organisent des cours, des ateliers et des événements ouverts au public.

>> En savoir plus 

Le Rize est désormais desservi par le tramway T6

[24/02/2026]
Depuis le 14 février dernier, la ligne T6 est prolongée jusqu’à la Doua. Elle passe désormais par les quartiers Grandclément, Gratte-Ciel… et à quelques centaines de mètres du Rize. 

Près d’un siècle et demi après la création de la première ligne villeurbannaise, le prolongement de la ligne de tramway T6 vient renforcer le réseau de transports en commun de la ville. Cette ligne, qui reliait depuis 2019 le quartier Debourg à Lyon aux Hôpitaux Est, dessert désormais une partie du territoire villeurbannais, du quartier Grandclément au campus de la Doua en passant par les Gratte-Ciel.
Le nouvel arrêt « Verlaine – Tolstoï », situé à l’angle de la rue Verlaine et du cours Tolstoï, se trouve à quelques 300 mètres du Rize, soit 5 petites minutes à pied.

>> Comment venir au Rize en transports en commun

>> Participez au café patrimoine « Un tram peut en cacher un autre » 

>> Découvrez l’histoire du tramway à Villeurbanne.